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LA GAZETTE DROUOT n°35 du 12 octobre 2012

"Questionnant sans cesse l’espace pictural, Nieves Salzmann arpente des territoires à l’abandon.No man’s land observé à Berlin et à Vienne, où elle était récemment en résidence. Elle en garde la mémoire. Les images semblent naître d’un rêve inachevé.La vastitude est son interlocuteur.Elle affronte sa toile avec toute la certitude d’une vision prête à être transposée, mûrie par un long apprentissage de la peinture. Les murs du quotidien, murs clos ou cloisons ouvertes, sont sublimés par de larges aplats, des couleurs vives, des coulures généreuses, donnant l’impression d’un horizon élargi à l’infini.Nieves Salzmann est à la limite d’une narration qu’elle n’abordera pas, préférant rester dans la peinture. Ces paysages, souvent de grands formats, procèdent d’une écriture en filigrane dont les lignes de force structurent la composition. Des diagonales délimitent le terrain, des horizontales et des verticales construisent des architectures fragiles arrêtées dans des vibrations lumineuses, qui fragilisent l’ensemble, semblant le menacer dans sa réalité. L’artiste aime jouer avec les passages, les transparences. Ses lieux indéfinis et cependant bien rééls sont l’expression vagabonde d’une poétique de l’espace. Les couleurs subtiles privilégient les ocres jaunes, les noirs, les blancs les gris et les verts. Un récit de voyage qu’elle réinvente et transpose dans l’atelier. A côté des tableaux, il y a des blocs en bois peints sur toutes face, sortes de bornes sur lesquelles se lisent des autostrades, des ponts, des terrains vierges en attente". Lydia Harambourg

MIROIR DE L’ART "LES RÉVÉLATIONS DE L’ANNÉE" n°39 AU COEUR DE LA VILLE...

"Voici une oeuvre de plus en plus aboutie, qui chaque fois se remet en question, qui ne se complaît pas dans une figuration urbaine facile, à la mode new-yorkaise... Nieves Salzmann va bien plus loin que la simple représentation de nos métropoles, évitant avec soin les clichés, fuyant l’anecdote, inventant à partir de ce qu’elle a sous les yeux des paysages au coeur desquels se révèle la beauté froide des constructions géométriques de notre temps." Ludovic Duhamel



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